I hope they serve beer in hell, Tucker Max

Je constate que l’audience de mon blogue de lectures a tendance a diminuer pendant la période estivale. Dans le but de gonfler mes statistiques de visite, je recours à une recette qui a déjà fait ses preuves : parler de sexe.

Qui a dit que l’Amérique était puritaine ? Certainement pas Tucker Max. Il possède un blogue depuis plusieurs années sur lequel il publie les compte-rendus de ses soirées. Le livre est une adaptation du blogue et le livre lui-même est devenu un best-seller aux États-Unis et est en cours d’adaptation au cinéma.

Le livre peut-être résumé en quelques mots clefs : drague, sexe, alcool, insultes, vomi et matière fécales. Âmes sensibles s’abstenir donc ! Tucker Max a un certain talent pour se mettre en scène et partager ses aventures sexuelles et ses soirées de beuverie. Il l’admet lui même au moment de se présenter « Hi my name is Tucker Max and I am an asshole« . Nombreux sont les récits le mettant en scène en train de se saouler avec ses potes et de trouver le meilleur moyen pour coucher avec autant de filles que possible. L’équation alcool + gars en liberté = grabuge et situations cocasses est une fois de plus vérifiée. Si l’enfer existe, Tucker Max a accumulé pas mal de points pour y entrer sans problème. C’est pour ça qu’il espère qu’on y sert de la bière.

On n’a pas là affaire à un grand écrivain, mais il faut admettre que c’est bien raconté et souvent très drôle (les rires gras sont de circonstance). Le public cible de ce livre est bien évidemment masculin. Et certains passages et certaines réflexions ne manqueront pas de fâcher la gente féminine.

Notez tout de même que derrière le personnage fort en gueule et volontiers provocateur, il y a une personne cultivée. Cela transparaît dans les références que Tucker Max parsème dans ses textes. Il a renoncé à une carrière dans le droit pour se consacrer à son personnage de mâle alpha. Coureur de jupons notoire et  joyeux fêtard, il sait tout de même prendre soin de son image publique.

Ce genre de littérature est en train de se faire un nom aux États-Unis. Nommée fratire par le New-York Times, elle constitue un genre littéraire du 21e siècle qui s’adresse aux jeunes hommes dans un style politiquement incorrect et ouvertement masculin (traduction libre de Wikipedia). Ce serait en quelque sorte une réponse, voire une antithèse, à la chick-lit.

N’est-ce pas fascinant de transformer ce billet sur un livre à fort contenu sexuel en un phénomène littéraire complètement novateur ? Comme quoi, il est toujours possible de s’instruire en lisant.

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9 réflexions au sujet de « I hope they serve beer in hell, Tucker Max »

  1. Un tour de force Phil ! Je me sens vraiment plus instruite maintenant. Non, mais c’est vrai ! Par contre, je n’ai pas eu à me taper le bouquin pour être capable d’ensuite analyser la « chose » « fratire ». Sais-tu, bien contente de ma chit-lit finalement, que je consomme avec une extrême modération par contre. C’est comme les smarties, c’est joli, c’est amusant à gober, mais comme mets consistant pour souper … Mon doux, je crois que je viens de faire une déclaration policitaly incorrect, j’ai failli dire, c’est pas trop grave vu qu’on est entre nous, l’été, les blogues littéraires faisant des chutes dans leur fréquentation (y faut pas avoir le vertige !) mais là, t’as parlé de sexe, drague, drogue … je suis faite ! On va voir de quel bois je me chauffe … euh, mauvais exemple en ce moment de chaufferie climatique.

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    1. Idem pour ce genre de livre, c’est divertissant. Il ne faut pas y chercher une grande profondeur. Mais j’aime bien l’idée que quelqu’un se soit penché sur une tendance naissante même si ça n’ira pas très loin et si ça restera un genre propre aux États-Unis.

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  2. Je n’ai pas lu. Mais de ce que tu en dis, je ne crois pas que ce genre de bouqin s’adresse seulement aux hommes. Car si les hommes ne peuvent décemment lire de la chicklit (à ma plus grande horreur, j’ai toutefois déjà vu un homme le faire ds un lieu public !!!!!!), les femmes lisent souvent de tout. Et sans trop s’en offenser. Ce n’est pas comme si l’homme nous était totalement une espèce inconnue. 😉
    By the way, recourir à la prostitution pour augmenter des statistiques de blogue, c’est limite.
    Écris plus souvent un peu. Ça marche aussi si tu veux des visites. Héhé !

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    1. C’est pas de la prostitution, c’est du marketing ;-). Pendant des mois j’ai eu plein de requêtes google suite à la publication de mon billet sur ce livre au titre choc. C’est la réalité d’internet.
      Je n’écris pas plus souvent que ça car mon rythme d’écriture est soumis au rythme de mes lectures. Si je lis beaucoup, je publie souvent. Sinon ça s’espace comme en ce moment. Il y a tout de même un incontournable, c’est mon rdv du 15 de chaque mois avec la recrue si jamais ça t’intéresse de découvrir de nouveaux talents québécois. Petite pub en passant…

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  3. Bla bla bla, marketing ou prostitution, ça se ressemble un peu quand même. Héhé !
    Alors, faut nous faire des posts sur tes anciennes lectures ! 😛
    Quant à te faire de la pub… J’te suis ici. C’est assez, non ? Faut pas trop en demander !

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    1. En fait je ne parle pas de mes anciennes lectures car je n’en garde qu’un souvenir fugace. C’est d’ailleurs pour contrer ce problème de mémoire que je me suis mis à rédiger des petites notes sur mes lectures. Voilà donc la genèse de ce blogue expliquée !

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