Villa triste, Patrick Modiano

Voici un livre que j’ai pris à la bibliothèque du camping pendant les vacances. Toujours attiré par Patrick Modiano, je n’avais jamais pris le temps de me lancer dans la lecture d’un de ses nombreux romans. Ce fut donc Villa triste.

Pendant la guerre d’Algérie, un jeune homme de 18 ans quitte Paris pour s’exiler dans une petite ville de Haute-Savoie en bordure du lac Leman. Il y fait la rencontre de deux personnes originaires de cette bourgade lieu de villégiature de la bonne société. La première est Yvonne Jacquet, une jeune actrice dont il tombe amoureux. La deuxième est le docteur René Meinthe, un mondain haut en couleurs qui connaît tout le monde.

Le narrateur, notre jeune homme en question, se fait passer un comte d’origine russe et se trouve introduit dans les événements de la vie locale dont il devient davantage spectateur qu’acteur. Villa triste se veut une chronique de la vie mondaine en province. Le personnage principal découvre les codes de la bonne société locale et fait la rencontre de plusieurs personnages. L’occasion de dresser une belle galerie de portraits.

Il se dégage de Villa triste une ambiance surannée empreinte de mélancolie. En effet, le narrateur revient sur l’été passé dans cette ville à l’occasion de son retour douze ans plus tard. Les lieux qu’il traverse lui évoquent ces moments passés. Patrick Modiano se fait le temoin du temps qui passe et des lieux qui changent. Son penchant pour les lieux et leur évolution à travers le temps dans Villa triste m’a parlé. Ils sont le réceptacle de souvenirs très personnels.

C’est donc un excellent premier contact avec Patrick Modiano que cette lecture de Villa triste. Un roman que je recommande aux lecteurs qui aiment être plongés dans une ambiance. En l’occurrence une ambiance entre lenteur et mélancolie.

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