La nuit de l’oracle, Paul Auster

Ca faisait un moment que j’entendais chanter les louanges de Paul Auster. Je me suis finalement laissé tenter à la librairie, là même où je m’étais déjà procuré l’excellent livre de Comte-Sponville.

La nuit de l’oracle décrit le quotidien de Sydney Orr, un écrivain qui se remet à écrire quelques mois après un gros pépin de santé. Le livre s’ouvre sur ses premiers achats de matériel pour écrire dans une papeterie tenue par un mystérieux Chinois. On suit Sydney dans le processus de création de son prochain roman et dans les relations avec ses proches : sa femme et un confrère écrivain qui l’aiguille dans sa démarche.

L’histoire en elle-même ne casse pas trois pattes à un canard, c’est la description d’un quotidien à peine moins banal que celui de monsieur tout le monde. Mais la qualité du livre réside dans la manière dont il est écrit. J’ai eu l’impression d’être pris dans un tourbillon d’aventures. A la fin, je ne pouvais même plus décrocher du livre. Le quotidien s’est au fur et à mesure transformé en une spirale singulière. C’est à la fin que toutes les pièces du puzzle se mettent en place. Paul Auster arrive même à imbriquer dans son récit plusieurs histoires écrites par le personnage principal. Le tout sans que la fluidité du récit en souffre moindrement.

Ah si il y a tout de même une chose qui m’a perturbé dans La nuit de l’oracle, c’est le nombre de notes de bas de page assez longues où le narrateur se laisse aller à quelques digressions. Je ne sais pas si ça fait partie du style de Paul Auster mais ça m’a un peu gêné. Heureusement, elles se sont faites plus rares dans la suite du roman.

Ma note : 4/5.

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