Armance, Stendhal

J’avais entrepris il y a quelques années la lecture du rouge et le noir de Stendhal. Après avoir découvert Zola et Balzac, je m’étais intéressé à cet autre auteur majeur du 19e siècle qu’est Stendhal. Mais j’avais déclaré forfait et n’avais pas terminé le rouge et le noir. J’entreprends de nouveau de me frotter à Stendhal et cette fois-ci c’est avec son premier roman, Armance ou quelques scènes d’un salon de Paris en 1827. C’est le premier livrel que j’ai téléchargé et lu sur mon lecteur de livres électroniques.

armance-stendhal

Octave, le vicomte de Malivert, est un jeune homme de vingt ans qui cache sa mélancolie sous une arrogance envers les gens qui comme lui fréquentent les salons de la belle société parisienne de la restauration. Il décide de ne jamais tomber amoureux. Mais Armance, qui est une lointaine parente sans fortune, tombe amoureuse de lui. Toutefois, elle se refuse à envisager un mariage avec Octave car elle craint d’être perçue comme une profiteuse.

Octave s’apercevra tardivement que lui aussi est amoureux d’Armance. Mais le regard de la noblesse bien pensante des salons les empêche de s’avouer leur amour mutuel. Armance et Octave jouent au chat et à la souris et ce qui devrait être une histoire toute simple devient un tourbillon de non-dits, de faux semblants, de secrets et de rumeurs. Voué à l’échec, leur amour aura t-il tout de même raison des apparences et des manigances de leur entourage ?

Comme toujours j’ai apprécié avec Armance le monde dans lequel se déroule l’action : celui des salons parisiens où il est de bon ton d’apparaître et d’être brillant. Par contre j’ai moyennement aimé les personnages et leur histoire. Ni Octave ni Armance ne m’ont paru sympathiques. Ils sont malheureusement pour eux-mêmes prisonniers de leur époque et de leur milieu social. En ce sens Armance se veut une critique de la société parisienne à l’époque de la Restauration. C’est là que Stendhal fait mouche.  Mais je n’ai pas été impressionné par les qualités littéraire du roman. En particulier le fait que le roman se termine en queue de poisson, un peu comme si Stendhal ne pouvait rompre la logique implacable qu’il avait mise en place. Il faut croire que même les grands auteurs ne peuvent pas toujours écrire un excellent premier roman.

Mon expérience de livre électronique avec le Sony PRS-505

J’ai reçu en cadeau pour mon dernier anniversaire un lecteur de livres électroniques, le Sony PRS-505. Notez bien que je vais vous parler de livre électronique plutôt que de ebook. Je suis assez fatigué des anglicismes ces temps-ci. Ou plutôt je vais tenter de lancer le néologisme livrel calqué sur le mot courriel.

sony-PRS-505

Je viens donc de lire Armance de Stendhal. Un des gros avantages des livrels (je vais l’imposer ce mot) est d’avoir accès gratuitement à la version électronique des livres qui sont désormais libres de droits. C’est-à-dire les vieux livres. Et ça tombe bien parce que j’aime bien lire de vieux livres.

Ce lecteur de livre électronique est d’abord un bel objet agréable à manipuler avec sa pochette en cuir et son style métal brossé. Il fait grosso modo la taille d’un livre de poche et est léger. Il se lit très bien qu’on soit assis, debout ou allongé (j’ai testé tout ça pour vous).
La lecture à l’écran est très confortable. Rien à voir avec ce que vous pouvez expérimenter avec une lecture à l’écran de votre ordinateur. Ce n’est pas usant même après de longues minutes de lecture. La surface de l’écran est mate. Il peut y avoir certains reflets gênants dépendamment d’où provient la source de lumière dans la pièce où vous lisez mais rien de majeur.
Le seul inconvénient notable est la nécessité de s’habituer à la transition entre les pages. La page se charge en négatif, ce qui n’est pas vraiment agréable pour les yeux (voir la vidéo ci-dessous). D’autant qu’on tourne souvent les pages car le texte affiché sur une seule page n’est pas très long. Mais on s’y fait et le chargement des pages n’est plus un problème maintenant.

Le menu de navigation est très pratique. Il est possible de marquer plusieurs pages pour y revenir plus tard. Le hic c’est que le menu est en anglais. Rien d’insurmontable mais j’aurais aimé pouvoir naviguer en français. Mais c’est peut-être moi qui n’ai pas su le configurer. Sinon un peu plus de souplesse dans les touches serait la bienvenue.

La quantité de livres qu’on peut stocker est impressionnante. Le lecteur a une capacité interne de 192 Mo et les livres que j’ai téléchargés occupent grosso modo entre 300 et 400 Ko. On peut donc déjà stocker une grande quantité de livres. Il est aussi possible d’insérer une carte mémoire dans le lecteur si vous vous trouvez limités avec la mémoire interne.
À noter qu’il est possible de stocker des photos et de la musique sur le PRS-505. Mais je ne suis pas utilisateur de ces fonctions.

En résumé, la lecture est confortable et on peut stocker vraiment beaucoup de livres. Bref, je suis convaincu par ce que propose Sony avec ce lecteur. Je n’en dirai malheureusement pas autant de la boutique Sony ebook store qui ne contient que deux livres en français. Oui vous avez bien lu : 2 livres en français. C’est tout bonnement ridicule.

Ils parlent aussi de leur expérience avec le Sony PRS-505 :
http://5emedecouverture.wordpress.com/2009/01/05/mon-e-book/
http://forum.tt-hardware.com/topic-94889–Sony-PRS-505.htm
http://www.ebouquin.fr/2009/04/15/test-le-sony-reader-prs-505-ideal-pour-les-romans/
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1338
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1396