Gens de Dublin, James Joyce

Il s’agit pour moi d’une première expérience avec James Joyce. Il a produit de nombreux ouvrages autrement plus considérables que celui-ci mais d’après ce que j’ai compris, Gens de Dublin est peut-être le plus accessible. Une bonne manière d’entrer dans le monde de cet écrivain. A noter que selon les éditions, il est intitulé Dublinois ou Gens de Dublin.

Gens de Dublin

À travers quinze nouvelles, James Joyce nous plonge dans le Dublin du début du XXème siècle. On y côtoie des gens d’origines sociales variées et de fortunes diverses qui ont pour point commun d’évoluer dans la capitale irlandaise. James Joyce décrit minutieusement le quotidien de ses personnages. Pas de jugement dans ses descriptions. On est là dans une écriture de type réaliste, qui rend compte d’actions et de dialogues. James Joyce aborde ainsi des thèmes variés comme la famille, les relations hommes/femmes, l’alcoolisme, la politique avec l’opposition entre nationalistes et loyalistes et la religion bien sûr avec la cohabitation plus ou moins cordiale entre catholiques et protestants. On suit les personnages dans leur travail et dans leurs loisirs. C’est une véritable galerie de portraits de ces gens de Dublin.

J’ai beaucoup aimé ce livre. Au début de chaque texte, le lecteur se trouve rapidement pris dans un univers particulier. James Joyce possède une plume alerte et accrocheuse. De fait qu’à la fin de chaque nouvelle, j’avais envie de lire la suivante. La lecture de Gens de Dublin aura été un véritable plaisir.

À noter que Gens de Dublin n’est pas une carte postale de Dublin et de l’Irlande. Le livre est exempt des clichés qui viennent volontiers quand il est question de l’Irlande : trèfle, couleur verte, rouquins buveurs de Guinness et tout cette pseudo tradition qu’on nous ressort à la Saint-Patrick. On croise certes plusieurs hommes dans des pubs avec une bonne stout à la main mais on ne verse jamais dans le folklore outrancier.

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