Forteresse digitale, Dan Brown

Il est bon de se plonger dans un roman de Dan Brown de temps en temps. Cet auteur américain est devenu au cours des dernières années la référence en matière de roman à suspense. Après le succès de Da Vinci Code, on a eu droit à Anges et Démons. Et puisqu’il s’agissait d’un bon filon, Forteresse Digitale, son premier roman paru en 1998, a été traduit en français en 2006. Mais loin d’être blasé par Dan Brown et ses best sellers, j’ai pris beaucoup de plaisir avec ce livre.

Avec Forteresse Digitale, on a affaire à la même recette que ses autres livres. À savoir un professeur d’université américain engagé pour ses compétences (linguistiques dans le cas présent) mais qui se retrouve dans une aventure dangereuse dans un pays étranger. Au cœur de l’intrigue se trouve une mystérieuse organisation (ici la NSA).

Le professeur en question s’appelle David Becker et est envoyé par Strathmore, le directeur de la NSA, en Espagne pour récupérer un objet qui était en possession d’Ensei Tankado, un ancien employé de la NSA soudainement mort alors qu’il venait de créer un nouveau programme de cryptage nommé Forteresse Digitale. La NSA essaie de mettre la main sur ce programme avant tout le monde car celui-ci est fort bien conçu et résiste pour le moment à tous les tests de TRANSLTR, le super ordinateur de la NSA capable de décoder les communications du monde entier, quel que soit leur niveau de cryptage. Pour corser le tout et mettre un peu d’amour dans cette histoire, Susan Fletcher, la directrice du service de cryptologie de la NSA est la fiancée de David Becker et elle n’est pas au courant que son patron l’a envoyé dans une mission dangereuse.

J’ai bien aimé Forteresse Digitale. Et d’ailleurs comme lecteur, comment ne pas aimer un tel roman ? Le suspense est insoutenable d’un chapitre à l’autre et le fait que l’action se déroule simultanément dans plusieurs endroits rend la lecture du chapitre suivant incontournable. De plus les fausses pistes sont nombreuses et c’est un plaisir d’essayer de deviner qui manipule qui. Même lorsqu’on croit l’affaire initiale résolue, une étape supplémentaire dans le stress s’ajoute.

Et comme toujours dans les livres de Dan Brown, le sujet de fond est extrêmement bien documenté et expliqué simplement. Il s’agit ici de la cryptologie et d’un questionnement adroit sur la sécurité des données et les libertés individuelles alors que le gouvernement américain est susceptible de garder un oeil sur chacun pour des raisons de sécurité nationale.

Anges et Démons, Dan Brown

J’ai aimé lire le Code DaVinci il y a quelques années. Je me suis donc dit, pourquoi ne pas lire Anges et Démons ? D’autant que le film avec Tom Hanks et Ewan McGregor sort dans quelques semaines.

Publié avant le Da Vinci Code, Anges et Démons navigue dans les mêmes eaux. Les ingrédients qui ont fait le succès de DaVinci sont là : religion, théorie du complot, course contre la montre pour découvrir la vérité, une jolie fille, assassin patibulaire etc.

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Un beau matin, le professeur Langdon est tiré de son lit pour enquêter sur un meurtre perpétré au CERN de Genève. Les soupçons se portent sur une secte anti-catholique appelée Illuminati qui tirerait ses origines de la persécution dont la science est victime depuis le procès de Galilée. La menace d’un attentat de grande envergure entraîne Robert Langdon à Rome sur les traces d’un mystérieux assassin. Les rues de la capitale italienne sont le lieu d’un jeu de piste artistico-religieux. Et ça tombe plutôt bien puisque Langdon est un professeur spécialiste de la religion et de l’art de la Renaissance. Le soir même, il aura sauvé le Vatican, des milliers de personnes et il aura permis l’élection d’un nouveau pape.

Vous l’aurez compris, j’ai souri plusieurs fois en raison des grosses ficelles du roman. Il est très difficile d’accorder de la crédibilité au personnage de Langdon : il échappe plusieurs fois à la mort, le retournement de situation final est ahurissant et ce professeur déterminé arrive toujours à être au plus près de l’action. Malgré tout, je me suis laissé prendre et j’ai tourné les pages avidement pour savoir ce que réservait le chapitre suivant. Dan Brown est maître dans l’art du suspense. Le plaisir de la lecture est au rendez-vous avec Anges et Démons. Et en plus, j’ai appris des trucs intéressants sur les accélérateurs de particule, sur l’antimatière, sur la ville de Rome, sur le Vatican et sur le sculpteur Le Bernin.

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