Les fausses couches, Steph Rivard

Dans le cadre de la Recrue du mois, j’ai lu le premier roman de Steph Rivard qui s’intitule Les fausses couches.

Fausses-couches-Steph Rivard

William est un garçon de 12 ans qui vit dans une famille un peu folle. Entouré de ses parents, sa grand-mère, sa sœur, d’oncles et tantes et de cousins, c’est lui qui chronique les épisodes marquants de sa vie avec son regard d’enfant. Sauf qu’on ne parle pas là d’une enfance dorée sans heurts. On sent au fil du récit que plusieurs choses ne vont pas comme elles devraient aller dans une famille normale.

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas aimé Les Fausses Couches. J’ai en effet toujours du mal à me plonger dans un ouvrage écrit à la première personne du point de vue d’un enfant. Le côté faussement naïf de ces écrits enlève pour moi toute sincérité au texte. Toutefois, j’ai voulu jouer le jeu jusqu’au bout et j’ai lu Les Fausses Couches en totalité. C’est pourquoi je retiens 2 raisons d’aimer ce livre, même si ça n’a pas fonctionné pour moi.

Raison 1 : le pouvoir de l’imaginaire
On comprend rapidement que William est confronté à des choses pas drôles dans sa famille avec un oncle attardé mental, une tante alcoolique et une grand-mère qui vit dans la misère au grenier. William a une forte imagination qui lui permet d’enjoliver ou tout du moins d’adoucir une dure réalité. Pour le lecteur, c’est une invitation à ouvrir bien grandes les portes de son imaginaire. Il ne faut pas essayer de comprendre en détail ce que le récit est censé décrire mais se laisser séduire par le style imagé et poétique de Steph Rivard.

Raison 2 : la famille dysfonctionnelle
Onze personnes qui vivent sous le même toit, ça fournit de la matière, surtout quand la folie guette les grands comme les petits. Dans toutes les familles, il y a des originaux mais que se passe-t-il quand tout le monde possède un petit, voire un gros, grain de folie ? Steph Rivard souligne avec la famille de William qu’une famille normale, ça n’existe pas. Violence verbale et physique, cruauté, indifférence… la liste des travers est longue mais le plus fou avec la famille c’est qu’on finit par l’aimer pour ce qu’elle est, ses bons et ses mauvais côtés car elle fait partie de ce qui nous définit. C’est là le message de Steph Rivard avec Les Fausses Couches : ni espoir, ni résignation mais une bonne dose d’acceptation des autres et donc de soi.

9 réflexions au sujet de « Les fausses couches, Steph Rivard »

    1. Je n’ai rien contre le narrateur « je » adulte quand c’est bien fait. Avec quelques réserves pour l’autofiction.
      Ce qui me bloque ici, c’est que c’est prétendûment l’enfant qui écrit avec ses mots d’enfant, ce que je trouve artificiel. Ce n’est pas un adulte qui se souviens de son enfance. Mais de ça je reparlerai bientôt à l’occasion d’une autre lecture.

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