Petit-déjeuner chez Tiffany, Truman Capote

Ça fait un moment que je voulais lire ce livre. Je pensais bien naïvement qu’il s’agissait d’un roman mais c’est en fait un recueil de nouvelles. La première et la plus longue donne son titre au recueil : Petit-déjeuner chez Tiffany. De Truman Capote, j’avais déjà lu De sang-froid.

Le narrateur raconte l’histoire d’Holly Golightly, une jeune femme qui fut sa voisine quelques années auparavant. Ayant perdu sa trace, il revient sur sa rencontre et la vie de cette jeune excentrique.

L’intérêt de cette nouvelle n’est pas dans l’histoire simple mais dans la façon dont elle est racontée. Présentée de façon linéaire, l’histoire de cette prostituée fêtarde aux relations interlopes aurait parue plus commune n’eût été de la fascination qu’elle exerce sur le narrateur. Présentée comme forte et fragile à la fois, Holly Golightly est avant tout libre. Libre de ses relations, libre de croire ceux qui la manipulent, libre de refuser une belle opportunité professionnelle à Hollywood, libre de s’échapper de sa famille, libre de rêver au mariage avec un riche Brésilien. C’est un personnage riche et on comprend le narrateur de vouloir savoir ce qu’elle est devenue. Cette nouvelle est aussi l’occasion de faire connaissance avec le New-York des années 50.

Trois autres nouvelles composent ce recueil. Dans la maison de fleurs, l’action se passe à Haïti et raconte l’histoire d’une prostituée qui quitte la maison close qui l’emploie pour suivre le jeune homme qu’elle vient d’épouser. Dans la guitare de diamants, un jeune musicien arrive dans une prison et convainc un ancien de tenter l’évasion avec lui. La dernière nouvelle s’appelle un souvenir de Noël et relate la complicité entre un enfant de 7 ans et une veille femme à l’esprit simple.

Le point commun des nouvelles de Petit-déjeuner chez Tiffany est la présence du tragique dans la vie de chacun des personnages. Ce sont des abîmés de la vie, des figures qui détonent dans une Amérique conservatrice.
Truman Capote me donne une nouvelle fois l’impression d’être un fin observateur des individus et dans chacune des nouvelles, il vise juste et apporte un point de vue pertinent qui donne envie de lire l’histoire qu’il nous présente.

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2 réflexions au sujet de « Petit-déjeuner chez Tiffany, Truman Capote »

  1. Merci pour votre éclaircissement commente en fonction de « Petit-déjeuner chez Tiffany. » Ils m’ont incité à le voir dans une nouvelle lumière.

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