La pie saoule, Henri Vincenot

Délaissons le volet strictement bourguignon de l’oeuvre d’Henri Vincenot pour nous intéressant à ses écrits consacrés au monde du rail. Henri Vincenot fut en effet pendant vingt ans journaliste à la vie du rail, la publication de référence pour les amoureux des trains et du rail. Et c’est un monde qui passionnait Henri Vincenot au point qu’il y consacre plusieurs romans regroupés par les éditions Omnibus au sein d’un recueil spécifique. J’ai tout simplement commencé par le premier de ces romans : La pie saoule.

L’action se passe en 1850 alors que la France est en train de se doter d’un réseau de voies ferrées. Lazare Denizot est une jeune maréchal-ferrant qu’attire le monde des trains et des cheminots. Il quitte son village bourguignon pour se faire embaucher à la construction de la ligne Paris-Lyon qui passe par Dijon. Ce faisant il quitte aussi Céline, sa « bonne amie », à qui il promet de revenir l’épouser. Mais sa passion pour les trains ne cesse de l’éloigner de son village natal et l’amène jusqu’à Lyon, alors capitale française du rail.

Dans la pie saoule, j’ai retrouvé avec plaisir le style d’Henri Vincenot avec ses qualités et ses défauts. J’apprécie sa volonté de transmettre sa passion pour le rail et les trains. Il y parvient facilement. Ce roman revient aussi sur le contexte historique qui accompagne la modernisation des transports en France, en particulier les rivalités entre cheminots et les conducteurs de péniches, ces derniers voyant le chemin de fer comme une menace au convoyage des marchandises par voie fluviale. Les débats atteignent la sphère politique au sein d’une société française tourmentée qui est sur le point de basculer de la Deuxième République au Second Empire.

Le côté donneur de leçons d’Henri Vincenot pourra agacer le lecteur d’aujourd’hui. Il a l’habitude d’émailler ses romans de maximes pas toujours nécessaires. Je vous laisse d’ailleurs sur l’une d’entre elles qui amusera sans doute les lectrices de ce blogue :

Il n’y a pas de parfum qui convienne mieux à la femme que celui des bons plats qu’elle mijote.

Du même auteur :

3 réflexions au sujet de « La pie saoule, Henri Vincenot »

  1. il ne faut pas prendre au premier degré tout ce que Vincenot fait dire à ses narrateurs – au moins distinguer les propos volontairement provocateurs

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