Mon expérience de livre électronique avec le Sony PRS-505

J’ai reçu en cadeau pour mon dernier anniversaire un lecteur de livres électroniques, le Sony PRS-505. Notez bien que je vais vous parler de livre électronique plutôt que de ebook. Je suis assez fatigué des anglicismes ces temps-ci. Ou plutôt je vais tenter de lancer le néologisme livrel calqué sur le mot courriel.

sony-PRS-505

Je viens donc de lire Armance de Stendhal. Un des gros avantages des livrels (je vais l’imposer ce mot) est d’avoir accès gratuitement à la version électronique des livres qui sont désormais libres de droits. C’est-à-dire les vieux livres. Et ça tombe bien parce que j’aime bien lire de vieux livres.

Ce lecteur de livre électronique est d’abord un bel objet agréable à manipuler avec sa pochette en cuir et son style métal brossé. Il fait grosso modo la taille d’un livre de poche et est léger. Il se lit très bien qu’on soit assis, debout ou allongé (j’ai testé tout ça pour vous).
La lecture à l’écran est très confortable. Rien à voir avec ce que vous pouvez expérimenter avec une lecture à l’écran de votre ordinateur. Ce n’est pas usant même après de longues minutes de lecture. La surface de l’écran est mate. Il peut y avoir certains reflets gênants dépendamment d’où provient la source de lumière dans la pièce où vous lisez mais rien de majeur.
Le seul inconvénient notable est la nécessité de s’habituer à la transition entre les pages. La page se charge en négatif, ce qui n’est pas vraiment agréable pour les yeux (voir la vidéo ci-dessous). D’autant qu’on tourne souvent les pages car le texte affiché sur une seule page n’est pas très long. Mais on s’y fait et le chargement des pages n’est plus un problème maintenant.

Le menu de navigation est très pratique. Il est possible de marquer plusieurs pages pour y revenir plus tard. Le hic c’est que le menu est en anglais. Rien d’insurmontable mais j’aurais aimé pouvoir naviguer en français. Mais c’est peut-être moi qui n’ai pas su le configurer. Sinon un peu plus de souplesse dans les touches serait la bienvenue.

La quantité de livres qu’on peut stocker est impressionnante. Le lecteur a une capacité interne de 192 Mo et les livres que j’ai téléchargés occupent grosso modo entre 300 et 400 Ko. On peut donc déjà stocker une grande quantité de livres. Il est aussi possible d’insérer une carte mémoire dans le lecteur si vous vous trouvez limités avec la mémoire interne.
À noter qu’il est possible de stocker des photos et de la musique sur le PRS-505. Mais je ne suis pas utilisateur de ces fonctions.

En résumé, la lecture est confortable et on peut stocker vraiment beaucoup de livres. Bref, je suis convaincu par ce que propose Sony avec ce lecteur. Je n’en dirai malheureusement pas autant de la boutique Sony ebook store qui ne contient que deux livres en français. Oui vous avez bien lu : 2 livres en français. C’est tout bonnement ridicule.

Ils parlent aussi de leur expérience avec le Sony PRS-505 :
http://5emedecouverture.wordpress.com/2009/01/05/mon-e-book/
http://forum.tt-hardware.com/topic-94889–Sony-PRS-505.htm
http://www.ebouquin.fr/2009/04/15/test-le-sony-reader-prs-505-ideal-pour-les-romans/
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1338
http://www.tierslivre.net/spip/spip.php?article1396

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24 réflexions au sujet de « Mon expérience de livre électronique avec le Sony PRS-505 »

  1. Intéressant ton article. Je suis à l’affût de tout ce qui parle de liseur électronique. C’est sûr que je vais m’en procurer un bientôt et le Sony m’apparaît avoir une longueur d’avance sur le Kindle. Reste le contenu qui se fait rare en francais.Quoiqie que dernièrement avec le site jelis.ca, l’effervescence s’est installée au Québec.
    Merci de partager ton expérience avec un liseur.Et venant de quelqu’un qui promouvois la lecture et les livres,ca donne un élan de plus à cette nouvelle technologie.

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    1. Le problème avec le Kindle c,est qu’on ne peut pas l,acheter directement du Canada d’après ce que j’ai compris. Sony vient de lancer 2 autres modèles de liseuses mais je ne me suis pas vraiment penché sur la question, tout occupé que j’étais avec le PRS-505.
      Je suis allé faire un petit tour sur le site jelis.ca et ils me semblent avoir une belle offre de livres électroniques. Je sens que je ne vais pas tarder à faire un premier achat ! 😉

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  2. Nous partageons exactement le même avis sur ce livrel (donc !). Mais comme je te le disais, après l’avoir pas mal utilisé en début d’année, je suis finalement retournée aux livres papier car rien ne vaut un livre papier. Néanmoins, je gars mon livrel bien précieusement car si je souhaite lire des classiques qui ne se trouvent pas chez moi, je l’utiliserai ! Ou alors si finalement les livres électroniques deviennent moins chers. Car non seulement l’offre n’est pas énorme, mais en plus, je trouve cela cher !

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    1. Le prix des livrels est un des aspects qui freinent le développement de ce support (outre le prix des liseuses). On pourrait croire que ça coûte moins cher de concevoir une version électronque mais il faut croire que le gros des coûts dans un livre n’est pas l’impression.

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  3. J’aime ce genre d’articles à mi-chemin entre mutations technologiques et littérature ! Je serais curieuse de tester ce genre d’appareil (d’autant que la photo ci-dessus me donne, à vrai dire, littéralement l’eau à la bouche !), mais en dépit du fait qu’apparemment, les yeux ne s’usent pas à la lecture de ce petit écran et que l’utilisation de ce « livrel » soit très confortable (ce dont je ne doute pas), je ne peux concevoir vouloir me défaire du support « livre papier » une seule seconde !
    Je suppose d’ailleurs que le bruissement des pages, l’odeur de l’encre, et la texture du papier ne vont pas tarder à te manquer… 😉

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    1. En fait je pense que les deux (papier et électronique) peuvent cohabiter pour le moment. Je n’ai pas encore développé une relation fusionnelle avec ce bel objet pour abandonner les livres papier. Je verrai sur le long terme.

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  4. Ce genre de produit m’intéresse énormément! J’en ai assez des ebook en .lit ou en .pdf sur un écran d’ordi trop grand, trop lourd et qu’on ne peut pas amener partout. Je vais me renseigner pour en avoir un 🙂

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    1. Vu que c’est un cadeau je ne suis pas censé le savoir 😉 Mais c’est environ 300 $. C’est vrai que ça représente l’équivalent de pas mal de livres papier. Je trouve que le prix de ces petits engins est encore assez élevé pour que la technologie se démocratise. Mais ça peut aller vite. Je suis tenté de dresser un parallèle avec ce qui s’est passé au cours des dernières années dans le domaine de la musique avec les iPod.
      J’y vais d’une petite prédiction : d’ici 5 ans, tous les blogueurs littéraires auront un appareil de ce type. Et je pense que dans certaines professions, ils vont devenir indispensables (installateurs informatiques pour consulter toutes les notices d’installation).

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  5. « J’y vais d’une petite prédiction : d’ici 5 ans, tous les blogueurs littéraires auront un appareil de ce type. »

    Je serais curieuse de voir si j’en ferai partie ! Même si je suis une « bêta-testeuse – gadgetomane » finie, je suis infiniment sceptique d’en posséder un un jour 😉
    Rendez-vous dans un lustre, donc ! 🙂

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    1. 5 ans c’est long, surtout en matière de technologie ! 🙂 D’autant que ça ne veut pas forcément dire renoncer au livre papier (ce qui semble être une de tes inquiétudes). Imagine pouvoir emmener avec toi tous tes livres préférés, les plus grands classiques de la littérature et pouvoir les consulter facilement grâce au système de marque-page. C’est tentant, non ?

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  6. Bonjour
    ce billet est passionnant parce que très complet et centré sur l’utilisation quotidienne
    j’aime bien le terme de « livrel » c’est sympa
    j’hésite depuis quelques mois à faire cet achat, je suis comme vous persuadé que les choses vont s’accélérer dans les mois à venir et que de nouvelles fonctionnalités vont être ajoutées
    j’étais intriguée par le confort de lecture mais vos remarques balayent mes appréhensions
    je ne crois pas au remplacement du livre papier, en tout cas dans un avenir proche car le coût des téléchargements des quelques livres récents est très dissuasif car identique au papier
    par contre pour les oeuvres libres de droits cela devient très intéressant, enfin avoir « la recherche » qui ne pèse rien dans la poche ou les bagages, ce n’est pas mal
    je sens que je ne vais pas résister bien longtemps

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    1. Merci. Si ton hésitation réside avant tout dans le confort de lecture, elle sera vite levée.
      Concernant le prix des livrels, on devrait en toute logique assister au même mouvement que pour la musique, à savoir une baisse des prix. On achète bien une chanson sur itunes pour 0,99 $ alors qu’on payait bien plus cher auparavant pour un single. Reste à savoir si la structure du prix du livre peut être comparée à celle des chansons. Un des obstacles reste que les chanteurs (les gros et les connus) gagnent aujourd’hui plus d’argent avec leurs concerts qu’avec la vente d’albums. Mais un écrivain ne donne pas de lecture publique de son oeuvre. Il ne l’interprète pas. Tout est dans le livre. Le mieux serait que les éditeurs partagent leur structure de coût pour convaincre les consommateurs qu’ils paient un prix juste pour les livres. Sinon on va continuer d’avoir l’impression que les livres électroniques ont un prix trop élevé.

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  7. J’avais lu un article sur le prix des livrels en France où ils montraient pourquoi finalement le livrel n’était pas tant moins cher qu’un livre papier. La toute première raison était que le livrel n’était pas considéré comme un livre, la loi du prix unique ne s’appliquait pas. De plus, la TVA était de 19,6% contre 5,5% pour un livre papier. C’est un début d’explication… mais je reste persuadée qu’une version électronique revient quand même moins cher qu’une version papier car il n’y a pas les frais d’impression et les frais de distribution me semblent quand même moins importants. Mais bon, je ne suis pas une experte !

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    1. Curieux cette histoire de TVA. Pour moi le livre électronique est lui aussi un objet culturel au même titre qu’un livre papier. N’oublions pas non plus que la France a une politique du prix du livre unique. Impossible de vendre moins cher que les autres. Peut-être que c’est valable pour les livres électroniques aussi.
      J’avais en effet oublié les coûts de distribution.
      Je pense que le débat sur le prix du livre électronique va finir par se poser sous la pression des consommateurs.

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  8. Non, justement la loi du prix unique du livre ne s’applique pas sur les livres électroniques… Le livrel n’a pas encore le statut de « livre ».

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  9. Pourquoi ce refus (bien français) des mots anglo-saxons? Cela relève d’un purisme déplacé surtout en cette période de globalisation. Les Anglais n’ont aucun problème à utiliser des mots français et ce depuis belle lurette (le Moyen-Age). Il est très naturel que les langues s’empruntent du lexique et je ne vois pas en quoi des mots comme e-book ou e-mail, gêneraient certains esprits étriqués?
    Après tout ce sont des inventions américaines et ce ne sont pas quelques mots empruntés de-ci de-là qui vont menacer le français (ou d’autres langues) de disparition. D’ailleurs le français compte des dizaines d’emprunts arabes, des emprunts hollandais, allemands et bien d’autres et personne n’a jamais rechigné. Pourquoi cet anti-anglosaxonisme primaire?

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    1. Bonjour Serge,

      Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire à la lecture de votre commentaire.
      Réglons tout de suite le cas de mon anti anglosaxonisme primaire. Si j’étais vraiment contre l’utilisation de l’anglais, je ne vivrais pas dans un quartier de Montréal ou on parle à peu près autant français qu’anglais. Je ne regarderais pas non plus les chaînes de TV américaines pour m’informer et me divertir. Je ne lirais pas non plus de livres en anglais. Dans le cadre de mon travail, je ne voyagerais pas à Toronto ou Boston. Je n’écrirais pas non plus à mes contacts professionnels en anglais. La globalisation je connais bien merci. Mais c’est vrai que je préfère parler de courriel que d’email. Voilà pour l’esprit étriqué.
      Venons-en au fond maintenant. Je ne suis pas contre les emprunts entre langues. Mais je suis assez fatigué de la tendance française à utiliser des mots anglais pour faire cool (ou hype, ou peut-être pour faire le buzz…). Quand je vais en France, je suis frappé du nombre de marques qui utilisent des slogans en anglais pour communiquer auprès des consommateurs français. Et le plus fou c’est que ces même marques font l’effort de trouver un slogan en français pour parler à leurs consommateurs québécois, qui ne sont pourtant que 7 millions parmi une multitude d’anglophones. Alors oui, le terme ebook va sans doute être plus populaire que le terme livrel. Est-ce vraiment une bonne chose ? Suis-je obligé d’utiliser le terme ebook ? Voilà donc ce que me motivait à favoriser le terme livrel dans cette petite pique qu’il fallait lire tongue in cheek comme disent les anglophones.
      Et d’ailleurs, je ne suis pas sûr que le ebook soit une invention américaine. J’utilise un lecteur Sony et il me semble qu’ils sont les inventeurs de la technologie d’encre électronique. Quel est le terme japonais pour ebook ?

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  10. Bonjour M. Guillaume,

    Merci à vous d’employer les termes « livrel » et « courriel » dans vos commentaires. Pour tout dire, il y en assez des gens comme Serge qui s’imaginent plus ouverts que les autres parce qu’ils emploient des anglicismes partout. « e-book » ça sonne tellement plus chic chez les snobs de son espèce, alors que « livrel » c’est pour les ringards comme vous et moi. Mais on pourrait lui retourner sa propre question : pourquoi cet anti-francophonie primaire ?

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