Les vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer

Deuxième roman de Norman Mailer que je lis après un rêve américain, les vrais durs ne dansent pas est une sorte de polar qui se passe à Cape Cod.
Un beau matin, quelques semaines après que son épouse l’eut quitté, Tim Madden se réveille avec une belle gueule de bois, un nouveau tatouage et la tête d’une femme à l’endroit où il cache ses plants d’herbe. Voilà de quoi remuer n’importe qui. Et pourtant Tim Madden est un client solide : Irlandais, fils de barman de New-York, ancien boxeur, ancien trafiquant de drogues et ex-détenu, il a vécu pas mal d’aventures. Il va retrouver ses habituels compagnons de beuverie pour essayer de reconstituer sa soirée tout en louvoyant avec l’énigmatique Regency, le chef de la police de Provincetown, pour ne pas se faire accuser de meurtre.

J’ai été surpris par le rythme un peu lent de l’installation de l’intrigue. Il m’a fallu lire un bon tiers du livre pour être vraiment dedans et finalement ne plus vouloir le lâcher. Comme quoi la persévérance finit par payer !
Dans ce livre, les questions s’accumulent jusqu’à la fin, les cadavres s’empilent et l’ambiance devient rapidement inquiétante. Il y a juste ce qu’il faut de sexe, les pratiques les moins orthodoxes étant seulement suggérées. Provincetown oblige, il sera question entre autres d’amours homosexuelles. Les portraits des différents personnages du roman sont bien réussis. Comme dans un rêve américain, l’apparence de normalité de la plupart d’entre eux cache des côtés sombres. Norman Mailer nous donne aussi une description sans fard de la péninsule de Cape Cod pendant les mois d’hiver alors que les touristes sont partis. En bref, la population locale n’est pas très glamour.

Les vrais durs ne dansent pas a tout les ingrédients pour faire un bon film. Ce qui a bien sûr été fait dans un film de 1987 réalisé par Norman Mailer lui-même, avec Ryan O’Neal et Isabella Rossellini. Je serais curieux de voir ce film car les adaptations de livres sont généralement décevantes. Mais le fait que l’écrivain dirige lui-même le film doit être une garantie du respect du livre. Non ? Quelqu’un a vu ce film ?

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8 réflexions au sujet de « Les vrais durs ne dansent pas, Norman Mailer »

  1. Un livre que je note avec plaisir car mailer est un écrivain que j’aime beaucoup. Merci pour tous vos avis fort intéressants. Pssst…j’ai osé déposer votre lien chez moi. N.hésitez pas à m’en faire part si vous êtes contre. Merci.

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  2. @ Suzanne : merci de votre passage. À propos de Norman Mailer, j’ai dans l’idée de lire un autre de ses livres prochainement (disons dans les mois qui viennent parce que ma liste de lectures est assez longue…).
    Aucun problème pour me mentionner sur votre site qui est très intéressant.

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  3. Un polar assez plaisant: Ciels de Foudre de C.J. Box dans lequel un garde chasse du Wyoming mène l’enquête sur fonds de lutte fratricide et de vengeance ourdie par un psychopate . C’est pas un chef d’oeuvre mais c’est vraiment plaisant à lire. Et sinon je viens de me lancer dans la lecture de Blonde de J.C. Oates – auteur qui m’a été recommandé par JB Bautz – Bises de Luxembourg ;-

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  4. Après avoir lu « le chant du bourreau », j’ai eu, aussi, du mal à entrer dans ce polar psychologique . Entièrement d’accord avec votre analyse. Amateurs de policiers « hors norme » , lisez Fred Vargas.En plus de têtes coupées, on y trouve des pieds et autres « joyeusetés »!!!

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