Au secours pardon de Frédéric Beigbeder

Octave Parango est de retour. Après avoir sévi dans 99F comme concepteur-rédacteur au sein d’une agence de pub, le voilà maintenant talent scout, à savoir dénicheur de talent dans le domaine du mannequinat. Il déniche des top models pour de grandes marques. Son travail l’amène en Russie où se trouvent d’après lui les plus belles femmes du monde. En tout cas, celles qui correspondent aux canons de beautés des marques et de magazines occidentaux. Après nous avoir dévoilé de manière assez cynique les dessous de son métier, Octave nous confie que L’Idéal, la multinationale de la cosmétique, lui a demandé de trouver la plus belle femme du monde pour sa nouvelle campagne, rien de moins. Il va donc partir à la recherche de la femme idéale, jusqu’à ce qu’il croise une certaine Léna, âgée de 15 ans.

AU secours pardon

Au secours pardon m’a laissé exactement la même impression que 99F. C’est mordant, c’est sympa mais seulement sur les 100 premières pages. Le reste n’est que redite et sur la fin ça part carrément en sucette. Ce roman de Beigbeder est un fourre tout d’anecdotes sur la recherche de chair fraîche par l’industrie de la mode. Deplus, l’auteur nous cite à peu près tous les écrivains russes connus. C’est le genre de truc qui fait très poseur. Et j’ai vraiment l’impression que Frédéric Beigbeder ne sait pas finir un livre, le narrateur pète complètement les plombs. Après le meurtre d’une personne âgée dans 99F c’est à un attentat suicide qu’il se livre dans Au secours pardon.

Notons tout de même quelques points intéressants et pertinents dans Au secours pardon :

  • Une critique de l’hyper sexualisation de la publicité et du fait que les mannequins soient de plus en plus jeunes. Ce qui amène l’auteur à poser le diagnostic que son secteur d’activité est en train de virer pédophile.
  • Une description de l’oligarchie russe, ces industriels proches du pouvoir du Kremlin devenus riches rapidement après la chute du communisme dans les années 90.  Leur quotidien très jet-set est apparemment fait de fêtes luxueuses agrémentées de drogue et de (très) jeunes filles.

Beigbeder est très bon dans l’observation et la critique d’éléments contemporains. Comme 99F, Au secours pardon est un livre fortement inscrit dans son époque, presque un clip littéraire, parfait pour la génération zapping (dont je fais partie). Pour ma part, je l’ai lu sur la plage et c’était un bon divertissement.

Malheureusement, Beigbeder a de nombreuses choses à dire dans son livre. Et à trop vouloir tirer dans tous les sens, l’auteur voit le lecteur se lasser. Au bout d’un certain temps, ça manque de corps pour être véritablement un bon bouquin.

Ma note : 3/5.

3 réflexions au sujet de « Au secours pardon de Frédéric Beigbeder »

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