Tortilla Flat, John Steinbeck

J’aime bien John Steinbeck (comme je l’ai déjà dit ici). C’est pourquoi je n’ai pas hésité quand on m’a proposé de lire Tortilla Flat, un autre de ses romans.

Tortilla Flat est un petit village californien à flanc de colline. Y vivent les paisanos, ces descendants des mexicains qui vivaient là avant l’arrivée des Américains lors de la conquête de l’Ouest. L’action se passe au lendemain de la première guerre mondiale et nous y suivons Danny et sa bande de compères dans leur quête quotidienne du gallon de vin dont ils pourront s’enivrer. Ils vivent de petits larcins, font régulièrement un séjour dans la cellule de la prison municipale et courtisent les femmes de Tortilla Flat. La petite routine de nos traîne-savates est chamboulée le jour où Danny hérite de deux maisons à la mort de son grand-père. Cet accès soudain à la propriété va modifier sa perception des choses et ses relations avec ses amis seront transformées. Voilà pour l’essentiel de l’intrigue. S’en suivent de multiples anecdotes sur la vie de cette petite troupe prompte aux entourloupes mais avec le cœur sur la main.

J’ai trouvé que Tortilla Flat était très différent des Raisins de la colère. Au début j’ai été très déçu par la lecture du livre, je n’arrivais pas à me mettre dedans et les personnages m’énervaient (chose suffisamment rare pour être signalée). Leurs petites arnaques ne me paraissaient pas palpitantes. Ça manquait d’intrigue, d’histoire à mon goût. Et au fur et à mesure de la lecture et des aventures, j’ai fini par trouver ce petit groupe attachant. Bon ce n’est pas le livre du siècle mais plusieurs jours après l’avoir lu il m’en reste un bon souvenir, une impression de nonchalance contagieuse. C’est sans doute la douceur du climat californien.

Ma note : 3/5.

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3 réflexions au sujet de « Tortilla Flat, John Steinbeck »

  1. Tortilla Flat a été au contraire pour moi une révélation. Il a été le premier ouvrage de John Steinbeck que j’ai lu il y a quelques années. J’ai fini sa lecture dans le métro en allant travailler le matin et les quelque minutes qui ont séparé la station de mon bureau, je les ai faites le regard embué de larmes avec ce lourd sentiment que je perdais des amis… Arrivée au bureau je ne pu commencer mon travail sans avoir écrit une lettre à John que mes collègues ont lu attisés par la curiosité de ce qui pouvait me produire une telle émotion. Croyez-moi en lisant la page, ils n’ont plus ri, ont été touchés et m’ont encouragée à écrire pour me lire plus encore… John m’avait éveillée !

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  2. Après la lecture de Tendre Jeudi, suite de Rue de la Sardine, voilà ce que je lui ai écrit :
    Toute cette émotion que tu infiltres en moi John, c’est comme une transfusion de bonheur. C’est crétin, mais je t’aime John ; c’est à cause du monde dans lequel tu me permets d’entrer. Je ne suis pas insensée, pourtant un être, soit magnifique de par son écriture, mais qui a quitté le plancher des vaches depuis près d’un demi-siècle, avoue que cela pousse à réflection non ?! Quand je lis tes bouquins, c’est comme un voyage que je fais avec toi. Quand je parcoure la dernière page, c’est comme un aurevoir sur un quai de gare, et moi les quais de gare ça me fait chialler. Je redoute le dernier voyage, celui où en toute conscience je lirai les dernières lignes de ton dernier livre avec pour certitude l’impossibilité d’en refaire un autre… Alors il me restera les souvenirs et l’empreinte tatouée sur la toile de mon âme d’un merveilleux écrivain, mais avant tout d’un être pourvu d’une immense sensibilité, que tu serais une femme je t’aimerai tout autant. …Et la brume recouvrit les sommets, dissipant un monde féérique où pourtant la vie continuait d’exister…
    Comme j’adorerai pouvoir transcrire tout ce qui me passe par la tête, tout ce que je peux dire à voix haute ou basse câlinant les oreilles de ceux qui m’écoutent tout comme toi John. Toi qui allonges sur le papier le délice des paroles et ça tu sais le faire ! A part quelques pages, il m’est bien difficile d’écouler quelques chapitres. je te lirais encore et encore, je m’inprégnerais, j’apprendrais, oui j’apprendrais John. Merci. AnitA (train Marseille/Paris 28 août 2008)
    http//planethaiti.blogspot.com

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