Talk to the snail, Stephen Clarke

Stephen Clarke est un Anglais qui vit en France. Avec Talk to the snail, il explique à ses lecteurs anglo-saxons comment se passe la vie en France. Il décrypte pour eux les habitudes et les comportements des Français, ces gens si particuliers. Stephen Clark avait déjà écrit un livre, un roman, mettant en scène un anglais fraîchement débarqué en France pour le travail. C’est donc un exercice habituel pour lui.

Il passe en revue plusieurs points qui sont mystérieux pour les Anglais et les Américains à commencer par le fait que les Français sont perçus comme des gens voulant avoir raison à tout prix. Il traite également d’habitudes qui font notre réputation dans le monde. Le goût pour la bonne nourriture est bien évidemment souligné, ainsi que la propension des Français à abuser de tonnes de médicaments prescrits par un système de santé hyper généreux. Bien sûr les habitudes de travail sont analysées : du nombre important de jours fériés et de semaines de congés payés de même à la réunionite aigue.
L’auteur aborde aussi la culture, un domaine dans lequel la France se voit comme une exception alors qu’elle produit des films et des disques qui bien souvent n’auraient pas dû voir le jour, n’eût été des quotas de contenus français à la radio et d’un secteur cinématographique subventionné.
D’autres points sont difficiles à gérer pour les étrangers qui arrivent en France, comme le fait de tutoyer ou vouvoyer quelqu’un ou de savoir à qui faire la bise et à qui ne pas la faire. L’auteur cite à ce sujet quelques quiproquos savoureux.
Chaque chapitre aborde donc un aspect de la vie en France et se termine avec un lexique qui permettra aux lecteurs d’être servis dans un restaurant et de ne pas se laisser passer devant dans la queue à La Poste.
En résumé, la société française comporte de nombreux codes intégrés par les Français mais difficiles à comprendre et à acquérir pour ceux qui sont issus d’une autre culture.


J’ai eu du mal à lire Talk to the snail. En fait, j’ai même coupé la lecture en deux et intercalé une autre lecture avant de le finir. Le problème vient du fait que l’accumulation des travers des Français est à la longue un peu pénible quand on est Français. Le ton du livre n’est pas haineux, au contraire. L’auteur voit très juste, il connaît très bien la vie en France -il dispose d’ailleurs d’un recul que nous n’avons pas étant Français- et ses anecdotes sont amusantes mais j’ai trouvé le tout un brin répétitif.

Ma note : 3/5.

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5 réflexions au sujet de « Talk to the snail, Stephen Clarke »

  1. Une vraie catastrophe !
    Professeur d’anglais, j’avoue ne pas avoir retrouvé mon pays dans ce livre.
    Ce n’est qu’une collection de clichés, de contre vérités, de miroirs grossissant des petits détails, de vues par le petit bout de la lorgnette sans aucune mise en perspective : pas ou peu de comparaisons avec les autres pays, pas d’analyse socio-historique…
    Que vont penser nos amis anglis de notre pays ? Je m’évertue à rapprocher les deux pays depuis des années et cela ne va pas arranger les choses. J’ai même eu du mal à en rire même au 4 ème degré.
    Arrgh, he said, that’s too much!
    Thierry

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  2. @ Thierry : je suis un peu moins catégorique car Talk to the snail compte tout de même de bons passages. C’est vraiment la répétition et l’insistance sur les (supposés) défauts des Français qui est lassante.
    Dans un registre similaire, j’ai entendu parler d’un ouvrage de 2 auteurs canadiens qui se sont penchés eux aussi sur les particularismes de la France et de ses habitants dans un livre dont le ton paraît différent : Sixty Million Frenchmen Can’t Be Wrong: Why We Love France but Not the French par Jean-Benoit Nadeau et Julie Barlow. Livre qui est disponible en français sous le titre de Pas si fous ces Français.
    Bon courage dans votre œuvre de rapprochement entre Anglais et Français ! Il est tout de même amusant de voir la curiosité que suscite la France auprès des Anglo-saxons.

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  3. Phil,
    c’est vrai, je le reconnais mais l’ensemble est décevant (trop caricatural) et ne vaut pas le succès qu’il a obtenu. J’ai lu beaucoup de livres et articles sur les deux pays et je m’y suis mieux retrouvé… En revanche, certains travers français pourtant reconnus ne s’y retrouvent pas. Une analyse plus fine était la bienvenue : le fait d’avoir tjrs raison mais aussi de s’autoflageller (on est mauvais !) correspond à un problème d’égo…
    Je lirai avec attention cet ouvrage canadien.
    Cordialement.

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  4. En tant que français habitant en Angleterre, j’ai retrouvé énormément de mes défauts dans ce bouquin. Ayant également un point de vue assez anglais sur mon propre pays (je suis franco-français) je me suis très souvent amusé car je comprenais avec quel regard l’auteur le voyait. Ces clichés ne sont souvent pas si clichés que ça, on a réélement, en France, un culte de la nouriture, du fromage et du vin. En effet les répétitions rendent le tout un peu lassant mais certaines scènes sont vraiment révélatrices et je me suis amusé à remarquer que certains de mes comportements typiquement français n’étaient absolument pas logiques.

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  5. Edouard : Stephen Clarke est un bon observateur et il possède une bonne dose d’humour. Comme toi, je ne vis pas en France (le Canada dans mon cas) et ça permet de prendre un certain recul sur notre culture et nos habitudes. Je pense que nos comportements français n’ont pas de logique car ils sont parfaitement intégrés. Pas besoin de logique quand il s’agit de coutume et que tout le monde fait pareil.

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