Histoires de lectures

Qu’emmèneriez-vous sur une île déserte ? En haut de ma liste se trouveraient des livres.

Lesquels ? J’ai eu l’occasion de réfléchir récemment à cette question. Notre ami Olivier a demandé aux lecteurs de son blog quels livres devraient l’accompagner lors de son tour du monde. Il avait fixé la limite à trois livres. Je lui avais donc conseillé : Les raisins de la colère de Steinbeck, Pour qui sonne le glas d’Hemingway et Un long chemin vers la liberté, l’autobiographie de Nelson Mandela.

Je place ces trois livres parmi les meilleurs que j’ai eu l’occasion de lire. Pourquoi ces trois pavés-là ? Principalement car ce sont des livres passionnants qui m’ont fait réfléchir.

J’ai lu les Raisins de la Colère alors que j’étais en prépa. Ceux qui sont passés par là savent qu’il est parfois bon et sain de changer un peu d’air, de s’évader. J’avais donc emprunté ce livre à la bibliothèque du lycée Carnot. On y suit les aventures et surtout les mésaventures d’une famille de fermiers du Midwest dans l’Amérique des années 30. Chassés des terres qu’ils cultivent, ils n’ont d’autre choix que de s’en aller sur la route. Ils se dirigent vers la Californie, alors terre promise pour qui cherche du travail. Les raisins de la colère est un livre sur la misère et sur les conséquences désastreuses de la crise économique des années 30. Malgré tout, je l’ai énormément apprécié. La description des Etats-Unis de l’époque est réaliste au point que j’ai eu l’impression d’être sur la route avec les personnages. Une livre très puissant, riche en enseignements.

 

J’ai aimé Pour qui sonne le glas pour les mêmes raisons. Je me suis laissé transporter en 1936 à l’époque de la guerre civile espagnole. Le narrateur, inspiré de la propre expérience d’Ernest Hemingway, combat du côté des républicains espagnols face aux franquistes. Tout y est : l’amour, la guerre, l’héroïsme, les idéaux et le sacrifice. Ce livre est un condensé de l’humanité. Hemingway a le talent immense de rendre compte simplement de situations et de sentiments complexes. C’est encore un livre qui se lit très bien malgré sa longueur. Je l’ai dévoré et en le refermant je me suis dit : waouh ! Je venais de prendre une grande claque. Rien que d’en parler, ça me donne envie de le relire.

 

J’ai décidé de lire l’autobiographie de Nelson Mandela quelques semaines avant de partir en Afrique du Sud en 1999. Je devais passer 15 jours à Soweto, au cœur du cœur de l’histoire moderne de l’Afrique du Sud. Je connaissais finalement très peu ce qu’était l’apartheid et la façon dont les Sud-Africains vivaient sous ce régime. Un long chemin vers la liberté relate la vie de Nelson Mandela, de ses premiers engagements politiques à sa sortie de prison, en passant par toutes les brimades et injustices vécues par les peuples noirs et métis d’Afrique du Sud. J’ai beaucoup appris sur l’histoire du pays que j’allais visiter. Ce livre permet également de relativiser les petits problèmes du quotidien et d’apprécier notre liberté. Ce long chemin vers la liberté est celui qu’ont emprunté Nelson Mandela et l’Afrique du Sud. C’est aussi un beau message d’espoir.

 

Enfin, j’avais également dit à Olivier d’emporter un autre livre s’il lui restait de la place dans ses maigres bagages de routard : Le Prince de Machiavel. Il s’agit d’une sorte de manuel de politique pour les nuls qu’a écrit l’auteur pour conseiller son maître, un prince italien. C’est une description du peuple et de la façon de gouverner qu’on trouverait aujourd’hui politiquement incorrecte. En effet, Machiavel conseille à son prince d’écarter toute notion de morale au moment de prendre des décisions, son attention devant être entièrement tournée vers la constitution d’un pouvoir puissant et craint du peuple. Je parlais un peu plus haut de la claque que j’avais prise en lisant Hemingway. C’est un peu la même chose avec le Prince tellement son propos est éloigné de la conception qu’on nous enseigne du gouvernement et de la politique. Pourtant l’ouvrage de Machiavel est largement considéré comme un texte fondateur. Comme quoi il y a une bonne part de vérité dans ce qu’a écrit Machiavel il y a quelques centaines d’années.

Je vais essayer de partager sur ce blog quelques lectures présentes et passées. Et si vous avez des idées de lectures futures, n’hésitez pas !

A bientôt.

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3 réflexions au sujet de « Histoires de lectures »

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