BiblioLys, troisième épisode.
Tout commence un mercredi soir de décembre dans un resto de Montréal qui s’appelle Au bout du monde et où se réunissent quelques habitués. C’est une soirée comme les autres pour tous ces couche tard jusqu’à ce qu’une grosse tempête de neige se lève dehors et qu’un événement tragique se déroule dans le restaurant. Chapitre après chapitre, nous allons vivre ce mercredi 21 décembre à travers des yeux d’une quinzaine de personnes.

Mercredi soir au bout du monde est écrit comme un recueil de nouvelles. Ce sont des épisodes de la vie quotidienne qui nous sont présentés. Bien qu’indépendante en apparence, chacune de ces histoires a pour personnage principal une personne qui est reliée à au moins un personnage d’une des autres histoires. Tous ont en commun ce mercredi de décembre. Le livre nous emmène dans divers endroits de la grande région de Montréal, en Floride, à Vancouver, au Mexique, en Bulgarie, en Espagne et à Saint-Pétersbourg. Cette journée va être pour certains un jour parmi d’autres ; pour d’autres ce sera un tournant et pour plusieurs il va s’agir de leur dernier jour sur Terre.
Hélène Rioux nous propose là un livre original. C’est comme un puzzle dont je me suis amusé à recoller les pièces et à rechercher les indices semés par l’auteur pour nous faire deviner les liens entre les différents personnages. C’est un livre très ludique et très plaisant à lire.
Les chapitres sont écrits dans des styles variés : style épistolaire, conversation téléphonique, narration extérieure, point de vue d’un personnage, monologue intérieur… C’est à un véritable exercice de style que s’est livrée Hélène Rioux pour mon plus grand plaisir de lecteur !
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Filed under: Littérature québécoise | 8 Comments
Tags: bibliolys, Hélène Rioux, Mercredi soir au Bout du monde, nouvelles, voyage

J’avais hâte de le lire, j’ai encore plus hâte. Cependant, il n’est pas dans ma pile ou plutôt oui, dans ma pile de livres désirés. J’avais toujours espoir de mettre la main dessus, sur une tablette de librairie en bouquinant, mais non. Ils ne l’ont pas, même pas Chez Champigny à Montréal, voici quelques mois en tout cas, ils ne l’avaient pas. Je devrais me résoudre à le commander.
J’en ai entendu tellement de bien … et ça continue !
@ Venise : les avis que j’ai lus sur la blogosphère littéraire étaient quasiment tous unanimes au sujet de ce livre d’Hélène Rioux. Je n’ai fait qu’ajouter ma voix au concert des louanges.
J’ai trouvé ce livre dans ma bibliothèque de quartier, tout simplement.
Tant mieux pour toi, la bibliothèque de quartier, tu devrais voir celle de Eastman ! Hips … ça sent le moisi et c’est ouvert le mercredi PM et samedi PM seulement. Et pour obtenir un livre intéressant, il faut convaincre la bibliothécaire bénévole pour qu’elle le commande. Parfois, ça fonctionne.
@ Venise : je compatis car c’est frustrant de ne pas avoir une bonne bibliothèque. Je m’estime chanceux.
Moi, j’hésitais entre ce livre et le roman de Jobidon (qui ne t’a pas lu, si j’ai bien compris!) Mmmm. Je suis tiraillée!
@ Danaée : la lecture du livre d’Hélène Rioux a été bien plus agréable pour moi que celle du livre de Gilles Jobidon. Cela dit, l’un et l’autre sont très différents. Pourquoi ne pas lire les deux ?
Humm, j’ai hâte de lire ça… doublement vu le fait que le 21 décembre coïncide avec ma date de fête! Merci pour cette critique.
J’ai adoré ce roman. Il est différent parce que l’auteure ne s’attache pas à un seul personnage en mal de libido. Elle démontre le magma planétaire dans lequel nous vivons la même aventure. Le collectif prime sur le narcissisme de l’individu, comme l’a fait aussi Josée Bilodeau dans On aurait dit Juillet. (cf. voir.ca)