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	<title>Commentaires sur : Glamorama, Bret Easton Ellis</title>
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		<title>Par : Veee</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-724</link>
		<dc:creator>Veee</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 13:43:03 +0000</pubDate>
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		<description>Il y a toute une question qui se pose dans ce livre,et généralement dans toute l&#039;oeuvre d&#039;Ellis : Est ce que tout ceci est &quot;réel&quot; ou est-ce juste un long délire sous coke ?  Mais oui, Ellis vaut la peine d&#039;être lu (même si &quot;Moins que Zero&quot; déroute totalement), et d&#039;être compris au-delà d&#039;une certaine &quot;hype&quot; entourant ce genre d&#039;auteurs (même si selon moi, il est meilleur que Begbeider et Houellebecq)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a toute une question qui se pose dans ce livre,et généralement dans toute l&#8217;oeuvre d&#8217;Ellis : Est ce que tout ceci est &#8220;réel&#8221; ou est-ce juste un long délire sous coke ?  Mais oui, Ellis vaut la peine d&#8217;être lu (même si &#8220;Moins que Zero&#8221; déroute totalement), et d&#8217;être compris au-delà d&#8217;une certaine &#8220;hype&#8221; entourant ce genre d&#8217;auteurs (même si selon moi, il est meilleur que Begbeider et Houellebecq)</p>
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	<item>
		<title>Par : Phil</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-722</link>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2008 03:38:50 +0000</pubDate>
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		<description>Romain : merci pour ce commentaire fort éclairant. Il s&#039;ajoute à d&#039;autres qui me font considérer Glamorama d&#039;un autre œil. Je te rassure, tu es très clair. On sent que tu as à cœur de défendre ce livre. Quelle mémoire après 7 ans ! C&#039;est le signe que Glamorama t&#039;a marqué. J&#039;aime bien l&#039;idée du pantin versus le personnage. Tout ça mérite sans doute que je n&#039;écarte pas définitivement Bret Easton Ellis de mes lectures.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Romain : merci pour ce commentaire fort éclairant. Il s&#8217;ajoute à d&#8217;autres qui me font considérer Glamorama d&#8217;un autre œil. Je te rassure, tu es très clair. On sent que tu as à cœur de défendre ce livre. Quelle mémoire après 7 ans ! C&#8217;est le signe que Glamorama t&#8217;a marqué. J&#8217;aime bien l&#8217;idée du pantin versus le personnage. Tout ça mérite sans doute que je n&#8217;écarte pas définitivement Bret Easton Ellis de mes lectures.</p>
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	<item>
		<title>Par : Romain</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-719</link>
		<dc:creator>Romain</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 27 Nov 2008 21:42:28 +0000</pubDate>
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		<description>Je voulais rebondir sur les échanges à propos des conversations &quot;insipides&quot; qu&#039;entretiennent les personnages chez Bret Easton Ellis et particulièrement dans Glamorama. (Je précise que je suis un grand fan du monsieur et de Glamorama en particulier)

Objectivement, elles sont en effet insipides. Dans le contexte, c&#039;est pour moi ce qui fait de Victor Ward le parfait anti-héros. Quand on y pense, il est assez rare de connaître aussi peu des pensées, des envies et au final de l&#039;identité du personnage principal d&#039;un roman de 400 pages. On sait qu&#039;il est beau et pas hyper sympa mais pas machiavélique non plus et euh.. ben c&#039;est à peu près tout. 

Victor Ward est finalement un pantin sans identité, sans véritable intelligence et complètement dépassé par le monde dans lequel il évolue (cf on le photographie dans des endroits dans lesquels il n&#039;est jamais allé, il se retrouve pris dans une enquête/machination à laquelle il ne comprend strictement rien...)
Si les motivations des personnages restent obscures, je pense que c&#039;est parce qu&#039;ils n&#039;en ont pas ou plutôt parce que ni le narrateur, ni les personnages eux-mêmes ne les exposent (ce qui revient finalement au même, c&#039;est BEE qui fait ce choix). On parle de champagne, de coke, de marques de téléphones portables et de chaussures mais de rien d&#039;autre. Les personnages sont des coquilles vides. Brett Easton Ellis n&#039;a pas créé des personnages au sens littéraire classique, il a créé un pantin qu&#039;il anime comme il l&#039;entend. Il change d&#039;ailleurs d&#039;avis, il réécrit le scénario de la vie de VW à chaque page et nous perd allègrement au passage. 
Est-ce que Victor Ward se retrouve VRAIMENT au beau milieu d&#039;un attentat en plein Paris ou est-ce qu&#039;il délire? 
Je me suis posé cette question et je trouve ça génial de pas pouvoir y répondre franchement. Le &quot;vraiment&quot; comme le &quot;réel&quot; n&#039;ont pas de sens dans un roman puisque tout est fictif mais cette remarque prend tout son sens dans Glamorama. BEE a écrit un roman d&#039;apparence réaliste mais avec plein de petits &quot;bugs&quot; dérangeants et inquiétants (rappelez-vous ces soit disant taches qui obsèdent les personnages dans les premières pages, tout le monde ne les voit pas et on ne sait finalement jamais si elles existent &quot;vraiment&quot; sur les murs de cette boite de nuit ou pas) qui en font finalement pour moi tout l&#039;intérêt et la substance. Ce bouquin en fait c&#039;est pour moi une réfléxion sur la création littéraire. C&#039;est pour ça que j&#039;ai du mal à y voir une critique des yuppies ou du milieu de la mode et du spéctacle du NY des années 90. Une telle lecture est probablement légitime mais ca n&#039;a pas été la mienne et elle m&#039;aurait d&#039;ailleurs moins interpelé.

Je sais pas si je m&#039;exprime clairement... A vrai dire c&#039;est pas très clair dans ma tête! Je devrais relire ce livre que j&#039;ai lu il y a déjà 7 ans!

Pour ce qui est de Houellebecq, sa démarche et surtout sa façon de construire les personnages me semblent différentes puisque chez lui, les sentiments sont plus au centre. Dans Extension du domaine de la lutte il me semble qu&#039;on sent bien le désarroi, l&#039;accablement et une sorte de cynisme résigné. Rien de tel chez BEE. Je ne me souviens plus très bien mais je ne crois pas que Victor ressente à un moment ou à un autre une émotion plus &quot;élaborée&quot; ou nuancée que de la peur ou de l&#039;excitation ou encore de la fatigue.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je voulais rebondir sur les échanges à propos des conversations &#8220;insipides&#8221; qu&#8217;entretiennent les personnages chez Bret Easton Ellis et particulièrement dans Glamorama. (Je précise que je suis un grand fan du monsieur et de Glamorama en particulier)</p>
<p>Objectivement, elles sont en effet insipides. Dans le contexte, c&#8217;est pour moi ce qui fait de Victor Ward le parfait anti-héros. Quand on y pense, il est assez rare de connaître aussi peu des pensées, des envies et au final de l&#8217;identité du personnage principal d&#8217;un roman de 400 pages. On sait qu&#8217;il est beau et pas hyper sympa mais pas machiavélique non plus et euh.. ben c&#8217;est à peu près tout. </p>
<p>Victor Ward est finalement un pantin sans identité, sans véritable intelligence et complètement dépassé par le monde dans lequel il évolue (cf on le photographie dans des endroits dans lesquels il n&#8217;est jamais allé, il se retrouve pris dans une enquête/machination à laquelle il ne comprend strictement rien&#8230;)<br />
Si les motivations des personnages restent obscures, je pense que c&#8217;est parce qu&#8217;ils n&#8217;en ont pas ou plutôt parce que ni le narrateur, ni les personnages eux-mêmes ne les exposent (ce qui revient finalement au même, c&#8217;est BEE qui fait ce choix). On parle de champagne, de coke, de marques de téléphones portables et de chaussures mais de rien d&#8217;autre. Les personnages sont des coquilles vides. Brett Easton Ellis n&#8217;a pas créé des personnages au sens littéraire classique, il a créé un pantin qu&#8217;il anime comme il l&#8217;entend. Il change d&#8217;ailleurs d&#8217;avis, il réécrit le scénario de la vie de VW à chaque page et nous perd allègrement au passage.<br />
Est-ce que Victor Ward se retrouve VRAIMENT au beau milieu d&#8217;un attentat en plein Paris ou est-ce qu&#8217;il délire?<br />
Je me suis posé cette question et je trouve ça génial de pas pouvoir y répondre franchement. Le &#8220;vraiment&#8221; comme le &#8220;réel&#8221; n&#8217;ont pas de sens dans un roman puisque tout est fictif mais cette remarque prend tout son sens dans Glamorama. BEE a écrit un roman d&#8217;apparence réaliste mais avec plein de petits &#8220;bugs&#8221; dérangeants et inquiétants (rappelez-vous ces soit disant taches qui obsèdent les personnages dans les premières pages, tout le monde ne les voit pas et on ne sait finalement jamais si elles existent &#8220;vraiment&#8221; sur les murs de cette boite de nuit ou pas) qui en font finalement pour moi tout l&#8217;intérêt et la substance. Ce bouquin en fait c&#8217;est pour moi une réfléxion sur la création littéraire. C&#8217;est pour ça que j&#8217;ai du mal à y voir une critique des yuppies ou du milieu de la mode et du spéctacle du NY des années 90. Une telle lecture est probablement légitime mais ca n&#8217;a pas été la mienne et elle m&#8217;aurait d&#8217;ailleurs moins interpelé.</p>
<p>Je sais pas si je m&#8217;exprime clairement&#8230; A vrai dire c&#8217;est pas très clair dans ma tête! Je devrais relire ce livre que j&#8217;ai lu il y a déjà 7 ans!</p>
<p>Pour ce qui est de Houellebecq, sa démarche et surtout sa façon de construire les personnages me semblent différentes puisque chez lui, les sentiments sont plus au centre. Dans Extension du domaine de la lutte il me semble qu&#8217;on sent bien le désarroi, l&#8217;accablement et une sorte de cynisme résigné. Rien de tel chez BEE. Je ne me souviens plus très bien mais je ne crois pas que Victor ressente à un moment ou à un autre une émotion plus &#8220;élaborée&#8221; ou nuancée que de la peur ou de l&#8217;excitation ou encore de la fatigue.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Mat</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-696</link>
		<dc:creator>Mat</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 05 Nov 2008 20:43:39 +0000</pubDate>
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		<description>Je suis totalement d&#039;accord avec toi Mothiou,
lorsque l&#039;on arrive à la fin du livre, on se dit:
&quot;-wow, déjà fini??...&quot;

En ce qui me concerne, je suis un fan de BEE,
j&#039;aime son style d&#039;écriture, sa structure, les sujets qu&#039;il aborde...

Dans Glamorama plus particulièrement, j&#039;aime beaucoup ce côté à la fin ou l&#039;on éprouve une quelconque affection pour Victor, au vu de la tournure de sa vie, alors qu&#039;il est un perzsonnage totalement exécrable au début.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis totalement d&#8217;accord avec toi Mothiou,<br />
lorsque l&#8217;on arrive à la fin du livre, on se dit:<br />
&#8220;-wow, déjà fini??&#8230;&#8221;</p>
<p>En ce qui me concerne, je suis un fan de BEE,<br />
j&#8217;aime son style d&#8217;écriture, sa structure, les sujets qu&#8217;il aborde&#8230;</p>
<p>Dans Glamorama plus particulièrement, j&#8217;aime beaucoup ce côté à la fin ou l&#8217;on éprouve une quelconque affection pour Victor, au vu de la tournure de sa vie, alors qu&#8217;il est un perzsonnage totalement exécrable au début.</p>
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	</item>
	<item>
		<title>Par : Phil</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-587</link>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 18 Aug 2008 16:27:16 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-587</guid>
		<description>@ Mothiou : c&#039;est des commentaires comme le tien qui font que je suis content de partager mes impressions de lecture sur un blog. Ca me permet d&#039;avoir un son de cloche différent par rapport à ce que j&#039;ai retiré d&#039;une lecture. Merci donc de défendre BEE avec conviction.
J&#039;ai manifestement manqué un niveau de lecture, celui des émotions et des sensations comme le soulignent Claude et Guilaume plus haut. Je devrais peut-être donner une autre chance à Bret Easton Ellis.
A propos des dialogues creux, il est évident qu&#039;on en a tous les jours avec nos proches et nos connaissances. Pas de problème à ce qu&#039;un auteur les recréent dans un livre. Mais je ne perçois pas le sens derrière cette démarche (un gros défaut chez moi, je cherche le sens là où il n&#039;y en a peut-être pas).
Malgré tout, plusieurs commentaires laissés ici me donnent envie de lire un autre des livres de Brest Easton Ellis.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Mothiou : c&#8217;est des commentaires comme le tien qui font que je suis content de partager mes impressions de lecture sur un blog. Ca me permet d&#8217;avoir un son de cloche différent par rapport à ce que j&#8217;ai retiré d&#8217;une lecture. Merci donc de défendre BEE avec conviction.<br />
J&#8217;ai manifestement manqué un niveau de lecture, celui des émotions et des sensations comme le soulignent Claude et Guilaume plus haut. Je devrais peut-être donner une autre chance à Bret Easton Ellis.<br />
A propos des dialogues creux, il est évident qu&#8217;on en a tous les jours avec nos proches et nos connaissances. Pas de problème à ce qu&#8217;un auteur les recréent dans un livre. Mais je ne perçois pas le sens derrière cette démarche (un gros défaut chez moi, je cherche le sens là où il n&#8217;y en a peut-être pas).<br />
Malgré tout, plusieurs commentaires laissés ici me donnent envie de lire un autre des livres de Brest Easton Ellis.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Mothiou</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-586</link>
		<dc:creator>Mothiou</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 Aug 2008 10:43:54 +0000</pubDate>
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		<description>Bonjour,

Je suis un inconditionnel de Bret Easton Ellis (BEE) et ce depuis le jour où j&#039;ai lu les premières pages des Lois de l&#039;attraction il y a presque 10 ans maintenant. Du coup, j&#039;ai tout lu de lui sauf American Psycho que je me réserve encore pour plus tard.

Alors - j&#039;ai peut-être un problème - mais j&#039;adore son style. Et dans la littérature contemporaine, c&#039;est assez difficile à trouver pour pouvoir le souligner. Oui, je pense que Beigbeider et Houellebecq repompent (sans mauvais jeu de mots) BEE. Ca doit certainement être la raison pour laquelle j&#039;aime bien leurs livres aussi.

La construction du livre et ses premiers chapitres insupportables de name dropping ne font que savonner le tremplin de la déchéance du héros dans la suite du roman. On remarque aussi que, les chapitres avancant - désolé pas de cédille sur les claviers de Mac - le héros devient de plus en plus lucide et s&#039;attache aux choses essentielles: manger dormir lutter pour sa survie et enfin sauver celle qu&#039;il aime.

Vous trouvez que les dialogues ont déconstruits et sans intérêt? Avez-vous jamais essayé de retranscrire par écrit mot pour mot une conversation téléphonique anodine de nos jours ou même une rencontre entre deux connaissances? Vous seriez surpris de leur inconsistance alors même que ces propos émanent de vous ou de vos proches. Ce n&#039;est pas une critique, c&#039;est un fait.

Il finit en queue de poisson? C&#039;est peut-être ce que BEE veut enfin nous montrer: le superflu ne mène pas à grand-chose au bout du compte.

Je viens de finir ce livre, et j&#039;aurais aimé qu&#039;il dure encore: merci BEE.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>Je suis un inconditionnel de Bret Easton Ellis (BEE) et ce depuis le jour où j&#8217;ai lu les premières pages des Lois de l&#8217;attraction il y a presque 10 ans maintenant. Du coup, j&#8217;ai tout lu de lui sauf American Psycho que je me réserve encore pour plus tard.</p>
<p>Alors &#8211; j&#8217;ai peut-être un problème &#8211; mais j&#8217;adore son style. Et dans la littérature contemporaine, c&#8217;est assez difficile à trouver pour pouvoir le souligner. Oui, je pense que Beigbeider et Houellebecq repompent (sans mauvais jeu de mots) BEE. Ca doit certainement être la raison pour laquelle j&#8217;aime bien leurs livres aussi.</p>
<p>La construction du livre et ses premiers chapitres insupportables de name dropping ne font que savonner le tremplin de la déchéance du héros dans la suite du roman. On remarque aussi que, les chapitres avancant &#8211; désolé pas de cédille sur les claviers de Mac &#8211; le héros devient de plus en plus lucide et s&#8217;attache aux choses essentielles: manger dormir lutter pour sa survie et enfin sauver celle qu&#8217;il aime.</p>
<p>Vous trouvez que les dialogues ont déconstruits et sans intérêt? Avez-vous jamais essayé de retranscrire par écrit mot pour mot une conversation téléphonique anodine de nos jours ou même une rencontre entre deux connaissances? Vous seriez surpris de leur inconsistance alors même que ces propos émanent de vous ou de vos proches. Ce n&#8217;est pas une critique, c&#8217;est un fait.</p>
<p>Il finit en queue de poisson? C&#8217;est peut-être ce que BEE veut enfin nous montrer: le superflu ne mène pas à grand-chose au bout du compte.</p>
<p>Je viens de finir ce livre, et j&#8217;aurais aimé qu&#8217;il dure encore: merci BEE.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Guillaume</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-485</link>
		<dc:creator>Guillaume</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2008 10:48:48 +0000</pubDate>
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		<description>Je viens de finir tout récemment &quot;Glamorama&quot;. Je suis tout à fait d&#039;accord avec Claude sur le fait que Ellis fait un travail remarquable sur les sensations, et sur le fait que la lecture n&#039;est pas simple. Comme vous, j&#039;ai failli décroché mais je ne l&#039;ai pas fait, et tant mieux ! C&#039;est sur la longueur que le roman fait mouche, qu&#039;il dérange vraiment avec ses sensations de vide, de froid, d&#039;incompréhension. Ce livre avant tout une satire sur la dictature de l&#039;image, qui est telle qu&#039;elle amène à la confusion du lecteur et du personnage principal : la réalité est-elle uniquement ce que l&#039;on nous montre ? La vie de Victor finit par être un film, monté par des équipes de cinéma et scénarisé par des scripts.

Ce qui me fascine également dans ce roman, c&#039;est le sentiment de tourbillon, la sensation d&#039;être perdu,  anesthésié parfois, tel le (anti)-héros. Et c&#039;est là aussi la force d&#039;Ellis : nous déranger, nous provoquer, nous agiter. 
C&#039;est pourquoi j&#039;aime ses romans : même s&#039;ils peuvent agacer, lasser, ils laissent toujours une impression très forte que l&#039;on n&#039;oublie pas de sitôt. 

Et ça, ça devient très rare !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Je viens de finir tout récemment &#8220;Glamorama&#8221;. Je suis tout à fait d&#8217;accord avec Claude sur le fait que Ellis fait un travail remarquable sur les sensations, et sur le fait que la lecture n&#8217;est pas simple. Comme vous, j&#8217;ai failli décroché mais je ne l&#8217;ai pas fait, et tant mieux ! C&#8217;est sur la longueur que le roman fait mouche, qu&#8217;il dérange vraiment avec ses sensations de vide, de froid, d&#8217;incompréhension. Ce livre avant tout une satire sur la dictature de l&#8217;image, qui est telle qu&#8217;elle amène à la confusion du lecteur et du personnage principal : la réalité est-elle uniquement ce que l&#8217;on nous montre ? La vie de Victor finit par être un film, monté par des équipes de cinéma et scénarisé par des scripts.</p>
<p>Ce qui me fascine également dans ce roman, c&#8217;est le sentiment de tourbillon, la sensation d&#8217;être perdu,  anesthésié parfois, tel le (anti)-héros. Et c&#8217;est là aussi la force d&#8217;Ellis : nous déranger, nous provoquer, nous agiter.<br />
C&#8217;est pourquoi j&#8217;aime ses romans : même s&#8217;ils peuvent agacer, lasser, ils laissent toujours une impression très forte que l&#8217;on n&#8217;oublie pas de sitôt. </p>
<p>Et ça, ça devient très rare !</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Phil</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-484</link>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Jun 2008 14:45:35 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-484</guid>
		<description>@ Claude : merci de votre passage et de votre commentaire très intéressant. Il est vrai que Glamorama donne l&#039;impression d&#039;un tourbillon de sensations confuses, sans véritable direction.
Si le but de Bret Easton Ellis est de faire réagir le lecteur, j&#039;admets que son livre a rempli son rôle quand je l&#039;ai lu.
Je comprends sa démarche mais le vide est trop présent. Je perçois mal la recherche de l&#039;être pour les personnages de Glamorama. Leurs motivations restent obscures.
J&#039;ai plusieurs fois eu la tentation de décrocher. Pourquoi pas les lois de l&#039;attraction, à l&#039;occasion...
Il faut croire que je suis encore trop marqué par des livres de type narratif. J&#039;essaie de varier mes lectures en allant vers des terrains inconnus, avec plus ou moins de succès.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Claude : merci de votre passage et de votre commentaire très intéressant. Il est vrai que Glamorama donne l&#8217;impression d&#8217;un tourbillon de sensations confuses, sans véritable direction.<br />
Si le but de Bret Easton Ellis est de faire réagir le lecteur, j&#8217;admets que son livre a rempli son rôle quand je l&#8217;ai lu.<br />
Je comprends sa démarche mais le vide est trop présent. Je perçois mal la recherche de l&#8217;être pour les personnages de Glamorama. Leurs motivations restent obscures.<br />
J&#8217;ai plusieurs fois eu la tentation de décrocher. Pourquoi pas les lois de l&#8217;attraction, à l&#8217;occasion&#8230;<br />
Il faut croire que je suis encore trop marqué par des livres de type narratif. J&#8217;essaie de varier mes lectures en allant vers des terrains inconnus, avec plus ou moins de succès.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : claude</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-482</link>
		<dc:creator>claude</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 23:10:55 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-482</guid>
		<description>Bret Easton Ellis (E) fait un énorme travail autour du vide, de l&#039;ennui, de l&#039;absurde, de l&#039;absence et de la saturation de nos vies par l&#039; &quot;avoir&quot;.
Les conséquences, pour ses personnages,  en sont la recherche effrenée de l&#039; &quot;être&quot; dans et par la violence, le sexe, la drogue et l&#039;alcool. 

C&#039;est une lecture difficile puisque il n&#039; y a pas d&#039; histoires vraiment. Ellis n&#039;est pas narratif du tout.
Ce qui l&#039;interresse, il me semble, ce sont certaines émotions, certaines sensations. (cf.plus haut).

Beigbeder (B) et Houellebeq (H) sont plutôt narrateurs ce qui ne se semble pas être la tendance de E.
Par ailleurs, les structures formelles entre ces auteurs ne sont pas du tout identiques.

Pour  B et H elles sont très linéaires dans leur approche, alors que E est beaucoup plus audacieux. ( cf. Les lois de l&#039;attraction par exemple)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bret Easton Ellis (E) fait un énorme travail autour du vide, de l&#8217;ennui, de l&#8217;absurde, de l&#8217;absence et de la saturation de nos vies par l&#8217; &#8220;avoir&#8221;.<br />
Les conséquences, pour ses personnages,  en sont la recherche effrenée de l&#8217; &#8220;être&#8221; dans et par la violence, le sexe, la drogue et l&#8217;alcool. </p>
<p>C&#8217;est une lecture difficile puisque il n&#8217; y a pas d&#8217; histoires vraiment. Ellis n&#8217;est pas narratif du tout.<br />
Ce qui l&#8217;interresse, il me semble, ce sont certaines émotions, certaines sensations. (cf.plus haut).</p>
<p>Beigbeder (B) et Houellebeq (H) sont plutôt narrateurs ce qui ne se semble pas être la tendance de E.<br />
Par ailleurs, les structures formelles entre ces auteurs ne sont pas du tout identiques.</p>
<p>Pour  B et H elles sont très linéaires dans leur approche, alors que E est beaucoup plus audacieux. ( cf. Les lois de l&#8217;attraction par exemple)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : LVE</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-480</link>
		<dc:creator>LVE</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Jun 2008 06:48:54 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-480</guid>
		<description>Un des problèmes de Beigbeder, c&#039;est qu&#039;il n&#039;a toujours pas tranché entre Easton Ellis et Houellebecq...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Un des problèmes de Beigbeder, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;a toujours pas tranché entre Easton Ellis et Houellebecq&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Phil</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-479</link>
		<dc:creator>Phil</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 19:05:57 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-479</guid>
		<description>@ Madame Charlotte : la violence en littérature ne me gêne pas quand elle sert une intention, un but. Mais là je ne trouve pas de sens dans cette horreur. Si ce n&#039;est de choquer le lecteur. Ou alors je suis trop bête pour comprendre que le choc est un message en soi. Quant à Beigbeder, j&#039;ai bien aimé dans ses livres le fait qu&#039;il décode pour le lecteur le monde de la publicité dans 99F et celui des chasseurs de mannequin dans Au secours, pardon. Là encore le cynisme dont il fait preuve ne me gêne pas, c&#039;est utile pour mettre une distance avec des univers déjantés. Mais ce qui m&#039;avait laissé confus dans ces 2 livres était l&#039;impression que tout partait en sucette vers la fin. Sans vraiment qu&#039;on sache pourquoi. Une espèce d&#039;explosion de violence venue de nulle part. C&#039;est en lisant Glamorama que la ressemblance m&#039;est apparue. Begbeider s&#039;est très fortement inspiré de Bret Easton Ellis. Et comme pour lui, je n&#039;explique pas cette déviance alors que le propos était au départ intéressant. 

@ Heri : les 50 premières pages de Glamorama m&#039;ont paru très ennuyantes aussi. Pourtant il se passait des trucs mais pas possible d&#039;accrocher. J&#039;ai poursuivi pour voir... qu&#039;il n&#039;y avait rien à voir. Il faut parfois écouter son instinct et reposer un livre.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>@ Madame Charlotte : la violence en littérature ne me gêne pas quand elle sert une intention, un but. Mais là je ne trouve pas de sens dans cette horreur. Si ce n&#8217;est de choquer le lecteur. Ou alors je suis trop bête pour comprendre que le choc est un message en soi. Quant à Beigbeder, j&#8217;ai bien aimé dans ses livres le fait qu&#8217;il décode pour le lecteur le monde de la publicité dans 99F et celui des chasseurs de mannequin dans Au secours, pardon. Là encore le cynisme dont il fait preuve ne me gêne pas, c&#8217;est utile pour mettre une distance avec des univers déjantés. Mais ce qui m&#8217;avait laissé confus dans ces 2 livres était l&#8217;impression que tout partait en sucette vers la fin. Sans vraiment qu&#8217;on sache pourquoi. Une espèce d&#8217;explosion de violence venue de nulle part. C&#8217;est en lisant Glamorama que la ressemblance m&#8217;est apparue. Begbeider s&#8217;est très fortement inspiré de Bret Easton Ellis. Et comme pour lui, je n&#8217;explique pas cette déviance alors que le propos était au départ intéressant. </p>
<p>@ Heri : les 50 premières pages de Glamorama m&#8217;ont paru très ennuyantes aussi. Pourtant il se passait des trucs mais pas possible d&#8217;accrocher. J&#8217;ai poursuivi pour voir&#8230; qu&#8217;il n&#8217;y avait rien à voir. Il faut parfois écouter son instinct et reposer un livre.</p>
]]></content:encoded>
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	<item>
		<title>Par : Heri</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-477</link>
		<dc:creator>Heri</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 18:55:27 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-477</guid>
		<description>(Désolé j&#039;ai envoyé le dernier message avant de l&#039;avoir terminer...)

On m’a offert son livre Lunar Park, et j’ai vraiment essayé. Mais j&#039;ai complètement échoué, ce côté sex, drogs and rock and roll... Bah je n&#039;ai pas trouvé ça passionnant du tout. Je me suis plus ennuyé qu&#039;autre chose.

Un auteur qui n&#039;est vraiment pas pour moi : je déteste ce style de roman...</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>(Désolé j&#8217;ai envoyé le dernier message avant de l&#8217;avoir terminer&#8230;)</p>
<p>On m’a offert son livre Lunar Park, et j’ai vraiment essayé. Mais j&#8217;ai complètement échoué, ce côté sex, drogs and rock and roll&#8230; Bah je n&#8217;ai pas trouvé ça passionnant du tout. Je me suis plus ennuyé qu&#8217;autre chose.</p>
<p>Un auteur qui n&#8217;est vraiment pas pour moi : je déteste ce style de roman&#8230;</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : Heri</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-476</link>
		<dc:creator>Heri</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 18:52:13 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-476</guid>
		<description>On m&#039;a offert son livre Lunar Park, et j&#039;ai vraiment essayé.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>On m&#8217;a offert son livre Lunar Park, et j&#8217;ai vraiment essayé.</p>
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	<item>
		<title>Par : Madame Charlotte</title>
		<link>http://meslectures.wordpress.com/2008/06/06/glamorama-bret-easton-ellis/#comment-475</link>
		<dc:creator>Madame Charlotte</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jun 2008 16:44:20 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://meslectures.wordpress.com/?p=286#comment-475</guid>
		<description>Mon mari a lu American Psycho, et y a trouvé les mêmes côtés rédhibitoires, sauf qu&#039;en plus c&#039;était hyper violent, voire écœurant (et Monsieur Charlotte n&#039;est pourtant pas une mauviette !)
Si en plus Ellis a servi de modèle à Beigbeder, ça explique mon aversion pour ce que j&#039;ai lu de ce dernier. Je me méfie en général des gros succès quand ils sont associés à des pseudo intellos qui croient révolutionner la littérature, et là on dirait un beau spécimen ^^</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Mon mari a lu American Psycho, et y a trouvé les mêmes côtés rédhibitoires, sauf qu&#8217;en plus c&#8217;était hyper violent, voire écœurant (et Monsieur Charlotte n&#8217;est pourtant pas une mauviette !)<br />
Si en plus Ellis a servi de modèle à Beigbeder, ça explique mon aversion pour ce que j&#8217;ai lu de ce dernier. Je me méfie en général des gros succès quand ils sont associés à des pseudo intellos qui croient révolutionner la littérature, et là on dirait un beau spécimen ^^</p>
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