Voilà un livre avec lequel je n’ai pas du tout accroché. J’en avais entendu parler comme d’un classique de la littérature québécoise. J’ai abandonné la lecture de l’avalée des avalés en cours de route.

Bérénice, la narratrice du roman, est la fille de la famille Einsberg qui vit sur une île qu’on suppose être sur le fleuve Saint-Laurent. C’est une famille assez particulière comme on le découvre au fil des pages. Les parents se sont répartis l’éducation de leurs enfants. Le fils aîné Christian sera catholique comme sa mère. Bérénice, elle, sera juive comme son père, le triste Einsberg qu’elle ne porte pas dans son cœur. En fait personne dans cette famille ne paraît aimer les autres.
Et de fait le ton du roman est assez noir. Le point de vue de Bérénice est donné à travers des phrases courtes, lapidaires, qui claquent. Cette enfant respire le mal être par tous les pores. Elle hait ses parents et son frère, ne rêve que de vengeance et de les contrôler.
Après 100 pages sur les 400 que compte ce roman, j’ai dit stop. La faute à quoi ? D’abord à une certaine lassitude vis-à-vis du style de Réjean Ducharme et du ton du livre. Le rythme lui-même n’a pas retenu mon attention. J’ai trouvé le tout plutôt déprimant malgré une idée de départ qui m’avait plue. Dommage.

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Bonne décision de l’abandonner. Il ne faut surtout pas que nos neurones relient lecture à devoir.
Plutôt, à plaisir.
@ Venise : en effet, ça ne sert à rien de se forcer. Il faut avant tout lire pour avoir du plaisir.
Mais j’ai toujours un petit regret quand je ne termine pas un livre. Un peu comme l’impression de ne pas avoir donné sa chance à la personne qui l’a écrite.
J’avoue moi aussi avoir abandonné la lecture… mais j’aimerais bien y retourner pour comprendre ce que le livre a d’un classique. On en parle tellement à l’université!
@ Coco : je n’étais peut-être pas dans les conditions idéales pour lire ce livre à ce moment-là. Sur le coup, ça m’avait paru trop sombre. Il faudra peut-être que je retente le coup. Mais plus tard.